[BILAN 2016]: Des jeux et du cinéma

Top 10 2016 des meilleurs jeux de cinéphiles

virginia_screenshot

Les flux de connexions entre cinéma et jeu vidéo n’ont pas faibli cette année, ainsi que nous le démontre Jean-Noël Prillaud à travers cette petite sélection regroupant les meilleurs jeux de cinéphiles sortis en 2016. De la caméra au joystick, il n’y a parfois qu’un pas. Top 10 !

10. Dishonored 2  (Arkane Studios)

Mêlant steampunk et rétrofuturisme, Dishonored 2 déploie un univers dystopique et surnaturel dont les rouages enfumés convoquent des images peu souvent mises en scène. Un point pour l’art vidéoludique !

1

9. Day by daylight  (bE HAVIOUR)

Scream, Vendredi 13, Massacre à la tronçonneuse…autant de slashers qui ont sans l’ombre d’un doute motivé le développement de ce jeu dans lequel se multiplient sursauts, pièges et situations cocasses qui ravivent le souvenir des soirées films de genre entre amis.

2

8. Deus Ex: Mankind Divided  (Eidos Montréal)

Point de test de Voight-Kampff pour Deus Ex, mais la certitude d’y voir une direction artistique cyberpunk léchée, et des emprunts à Blade Runner lorsque l’on se promène dans les « ghettos pour augmentés ».

3

7. Firewatch  (Campo Santo)

Aventure humaine sans concession, Firewatch met en scène un garde-forestier à l’isolement volontaire. Perdu aussi bien physiquement que mentalement, ce personnage semble tout droit sorti d’un film de Lynch, auquel le jeu emprunte la représentation du parcours erratique de certains personnages.

4

6. The Long Dark  (Hinterland Studio)

The Long Dark peut être envisagé comme un hommage à Henry David Thoreau et aux films des grands espaces. Au froid mordant et à la nature sans concession s’associe une beauté transcendantaliste qui ne cache jamais le caractère éphémère du passage qui sera fait en jeu.

5

5. Oxenfree  (Night School Studio)

Petite soirée entre amis, bières, spacecakes et bord de plage: que pourrait t-il bien arriver ? Renouant avec le teenage thriller, Oxenfree distille une atmosphère envoûtante et inquiétante dans laquelle la narration finit par l’emporter sur le gameplay qui la sert.

6

4. Hyper Light Drifter  (Heart Machine)

Vibrant hommage au cinéma d’animation d’Hayao Miyazaki, Hyper Light Drifter n’en demeure pas moins une véritable expérimentation visuelle, poussant le pixel art à un niveau d’expression inédit.

7

3. Inside  (Playdead)

Inside a des airs de La Mort aux trousses et des grands films de procès, et appelle intelligemment à interroger notre statut de joueur et nos rapports aux arts vidéoludiques.

8

2. Virginia  (Variable State)

Investigation en territoire lynchéen (encore et toujours), Virginia semble emprunter à ce dernier une esthétique et une ambiance proches de celles de Twin Peaks, confrontant la raison au surnaturel.

9

1. SUPERHOT  (Superhot Team)

SUPERHOT pose assurément quelques questions passionnantes sur les relations qu’entretiennent aujourd’hui cinéma et jeu vidéo. Son concept original – l’image est figée tant que le joueur n’effectue aucune action – donne lieu à un dispositif fascinant: par une prévisualisation de l’espace nécessaire à la réussite du joueur, le jeu propose ce qui pourrait presque s’apparenter à une préparation de mise en scène ou un travail de montage. La suspension du temps (inédite dans ce type de jeu mouvementé) laisse libre court à la réflexion et à la créativité du joueur qui, en définissant quel mouvement s’effectuera à quel endroit et dans quel laps de temps, produit tout bonnement des séquences de film d’action. Impressionnant !

10

Jean-Noël Prillaud

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s