REVIEW: The Invitation de Karyn Kusama

The Invitation

[nuit de folie]

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Will se rend à une soirée en compagnie de sa petite amie. Une soirée particulière puisqu’elle se déroule dans son ancienne maison, chez son ex-femme et le nouveau mari de celle-ci. Cela fait deux ans qu’ils ne se sont pas vus, depuis la mort accidentelle de leur fils et le divorce qui a suivi. Ils y retrouvent des gens de leur ancien groupe d’amis, school reunion style, mais l’ambiance tourne vite au glauque quand leurs hôtes avouent faire partie d’une sorte de secte, de laquelle ils ont ramené une fille bizarre façon ménage à trois. Après visionnage d’une vidéo montrant le suicide de l’un des membres afin de rejoindre son mari décédé, Will essaie de monter une contre-soirée dans le couloir mais ses amis le forcent à revenir et à participer aux conversations (si les vôtres font pareil, changez de potes). Le weirdo nouveau mari veut les faire jouer à une variante de Never Have I Ever comme s’ils avaient quinze ans et qu’ils profitaient de l’absence des parents pour faire une boum, bien qu’ils ne boivent pas de bière dans des gobelets rouges mais du vin à 8000$ la bouteille. Entre aveux bizarres, propositions poly-amoureuses et un plat de taboulé copieux, la soirée de Will dégénère…

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Dès le début, une esthétique singulière (qui rappelle beaucoup celle de It Follows) nous montre qu’on ne doit pas s’attendre à un film d’horreur standard. Le suspense psychologique prime, avec un travail sur l’ambiance et le comportement des personnages plus que sur la volonté de faire sursauter le public à tout prix. On aborde des thèmes naturels (en opposition au surnaturel) : ici, pas de poltergeist mais des fantômes personnels, psychologiques. Le deuil et ses conséquences sur la psyché et les dérives des groupes de soutien, les notions de vie après la mort et de pardon…tout demeure réaliste, parfois poignant, toujours perturbant. On vit la soirée du point de vue de Will, et ses souvenirs (hallucinations ?) deviennent vite les nôtres, tout comme sa paranoïa… On se demande qui a tort et qui a raison jusqu’au point culminant du film qui finit par se transformer en huis clos anarchique.

La morale de The Invitation est bien qu’il faut faire attention avant de présenter sa nouvelle copine/son nouveau copain à son ex, on ne sait jamais, ça pourrait dégénérer…

Lucie Vailly

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