SÉRIES: La sélection Printemps 2016

Séries du printemps

[on fait le tri]

MARVEL'S DAREDEVIL

Le printemps est généralement une période chargée pour les séries, principalement pour celles produites outre-Atlantique. Or, avec la multiplication des projets intéressants, vous avez certainement du retard dans votre programme de visionnage. Pas d’inquiétude, on est là pour vous aider à faire votre choix.

ON FONCE !

 Better Call Saul, saison 2

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Saul Goodman n’est encore que Jimmy McGill mais les connaisseurs de Breaking Bad (serie-mère de Better Call Saul, faut-il le rappeler) remarqueront que, lentement mais sûrement, le puzzle se met en place. Si les personnages de la saison 1 reviennent quasiment tous, d’autres apparaissent, notamment des têtes connues. Kim (Rhea Seehorn) apparaît plus en retrait que dans la première saison, à la différence de Mike (Jonathan Banks) qui prend encore de l’épaisseur, ce qui laisse penser que la série glisse petit à petit vers l’environnement du début de Breaking Bad, la première étant à l’inverse du second, absente de l’histoire originale.

Après une première saison très réussie, Better Call Saul ne déçoit pas. L’intrigue est plutôt simple mais claire, bien pensée, et très raccord avec l’esprit du personnage principal tel qu’on le connaît, ce qui est l’essentiel. Les spectateurs ne seront pas plus surpris par l’environnement devenu familier du Nouveau-Mexique. La réalisation est elle aussi toujours de très bonne facture, on regrettera cependant que le créateur de la série, Vince Gilligan, ne réalise qu’un seul épisode cette saison – le dernier – alors qu’il avait magistralement dirigé le tout premier épisode de cette série, atteignant un niveau de mise en scène jamais égalé par la suite.

Conclusion : Allez-y sans crainte, si ce n’est déjà fait, et rendez-vous en 2017 pour la saison 3.

Love, saison 1

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Série créée en partie par Judd Apatow (à qui l’on doit notamment The Larry Sanders Show ou 40 ans toujours puceau). On retrouve cette peinture, récurrente chez lui, d’une Amérique un peu paumée dans 10 épisodes drôles, parfois touchants et souvent gênants. Si tout un aspect de la série, consacré à une critique acerbe du monde des médias et du microcosme hollywoodien est plutôt agréable à suivre, la partie relationnelle entre Mickey (Gillian Jacobs) et Gus (Paul Rust), pourtant le cœur de la série, conduit parfois le spectateur à un sentiment d’embarras malsain. Si le spectateur s’en passerait bien, c’est pourtant là tout le propos de la série et toute sa singularité: montrer des trentenaires loosers, inadaptés à une vie sociale conventionnelle et même complètement désœuvrés.

Tout est cependant un peu bancal dans cette série : l’écriture, la réalisation, l’interprétation (Paul Rust n’est pas toujours très convaincant à l’inverse de sa comparse Gillian Jacobs)…on finit par se demander si ce n’est pas une une volonté de Judd Apatow. En effet, tout paraît faux dans la relation entre Mickey et Rust, mais puisque tout est faux dans leur environnement professionnel, est-ce vraiment une surprise ?

Conclusion : Malgré des défauts, à voir.

Daredevil, saison 2

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Daredevil était sans conteste l’une des bonnes surprises de 2015. Le personnage de Matt Murdock (Charlie Cox), son histoire, ses pouvoirs, sa philosophie, étaient pour de nombreux spectateurs totalement inconnus: c’était donc probablement avec scepticisme que certains d’entre eux entamèrent la série. Pourtant, le traitement choisi par Drew Goddard, le créateur, n’impose au spectateur aucun prérequis pour apprécier le récit. Au contraire, les bases sont posées progressivement et la psychologie du personnage principal fait l’objet d’un traitement si bien adapté que Murdock devient vite familier.

Le passage à la saison 2 est souvent problématique quand la première année a connu un grand succès. Ici, on peut dire que l’essai est globalement transformé. On regrettera néanmoins des prises de risque parfois peu judicieuses. En effet, le traitement forcément plus approfondi des personnages principaux paraît malhabile. Foggy (Elden Henson), compère de Murdock, prend une épaisseur inattendue par rapport à son rôle de quasi-pleutre de la première saison. Karen (Deborah Ann Woll) est elle un peu négligée, ce qui est dommage étant donné le potentiel du personnage…

Le tout est cependant sauvé par un Punisher magnifiquement interprété par Jon Bernthal, faisant presque oublier le Fisk de d’Onofrio de la saison 1. L’affrontement idéologique, philosophique et physique, au cœur d’un univers sombre et violent, vaut le détour.

Conclusion : Si vous n’avez pas vu la saison 1, faites-le. Si vous avez vu la saison 1, vous devriez normalement avoir envie de voir la suite, ne vous en privez pas.

The Ranch, saison 1

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Ashton Kutcher est décidément un homme à séries. Révélé par That 70’s show, consacré dans Mon Oncle Charlie, le revoilà dans un projet cette fois-ci plus indé. Un peu boudée par la critique, cette série s’apprécie certainement en fonction de ce que l’on en attend. Il existe sur le marché beaucoup de « grosses » séries, ambitieuses en termes d’écriture et de réalisation, celle-ci n’en fait pas partie. Il faut prendre The Ranch pour ce qu’elle est, à savoir une sitcom grasse qui nous plonge dans la fraternité potache de ploucs du south-central américain . L’humour y est vaseux, les répliques lourdes, les clichés omniprésents. Le cocktail récurrent des sitcoms.

Conclusion : Pas révolutionnaire, dispensable, mais l’assurance de passer un bon moment si on met le cerveau sur off.

ON PASSE SON TOUR

Unbreakable Kimmy Schmidt, saison 2

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Unbreakable Kimmy Schmidt, l’un des plus gros succès critique de l’année dernière, n’avait pas volé les louanges reçues. Si vous êtes passé à côté du phénomène, la série nous raconte l’adaptation à la vie New-Yorkaise de Kimmy (Ellie Kemper), jeune femme à la personnalité fantasque, qui a eu la particularité de vivre une bonne partie de sa vie dans un bunker sous l’emprise d’un gourou l’ayant persuadée que l’apocalypse avait eu lieu. Or, dehors, ce n’est pas l’apocalypse mais un New York plein de vie et de couleurs, à l’image d’un personnage principal qui bien qu’un peu perdu et socialement peu adapté va finalement évoluer comme un poisson dans l’eau. Au gré de ses errements, Kimmy va rencontrer Titus Andromedon (Tituss Burgess), chanteur de comédie musicale, Lillian (Carole Kane), propriétaire alcoolique et Jacqueline (Jane Krakowski) mère au foyer riche mais réellement désespérée.

Le problème principal est que ces personnages, très caricaturaux, qui nous faisaient rire dans la saison 1, nous fatiguent un peu dans la saison 2. L’effet de surprise est passé et la situation n’évolue pas vraiment. Le wagon de guests n’y fera rien, Kimmy semble de nouveau bunkerisée dans un environnement factice. Le sort s’acharne.

Conclusion : Si vous découvrez la série, vous aurez peut-être l’envie d’enchaîner les deux saisons. Dans le cas contraire, après un an de pause, il peut être dur de s’y remettre.

Game of Thrones, saison 6

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Du sang, des morts, des personnes de petite taille, des chevaux dans la neige, des boobs. Ça vous passionne encore ?

Conclusion : Provoquer les fans de Game of Thrones, ça n’a pas de prix.

Et vous, quelles séries occupent votre esprit en ce printemps 2016 ?

Jordan Morisseau

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