A VOS PLUMES: Bastien L. et « Her »

A vos plumes ! est une rubrique que l’on ouvre à nos lecteurs afin qu’ils partagent avec nous leurs souvenirs et leurs coups de cœur…Une sorte de livre d’or cinéphile que chacun d’entre vous est invité à signer ! Pour ce faire, contactez-nous via la page Facebook de Screen Chronicles. A vos plumes !

Aujourd’hui, Bastien Lion se rappelle…

Her, de Spike Jonze

HER

« I wanna learn everything about everything »

Ce film, je l’attendais. Pas autant que d’autres, pour lesquels j’avais dévoré la bande annonce encore et encore (coucou The Dark Knight et Star Wars VII), mais tout de même, je sentais que quelque chose de beau pouvait se passer. Je suis de ceux qui pensent que le contexte fait beaucoup dans l’appréciation d’un film. Et à cette époque, vers la fin du mois de mars 2014, ma situation sentimentale (oui je suis un émotif, je pleure toujours la mort de Mufasa) était… floue. Allez, je l’avoue : je sortais d’une rupture pas nécessairement facile, et je commençais tout doucement à fréquenter une personne plutôt formidable.

C’est donc en célibataire entouré de bons potes (je suis sûr qu’ils se reconnaîtront) que je me suis installé dans une salle obscure, à la découverte d’Elle. Pardon, de Her. Et là, le choc. Deux heures de pure émotion (je vous ai dit que j’étais un émotif ? Je pleure toujours à la fin de Toy Story 3). Deux heures d’extase cinématographique, narrative et psychologique.

Je ne pensais pas que l’on pouvait traiter la relation amoureuse avec autant de justesse, surtout quand les deux protagonistes de l’histoire sont un homme moustachu et un système d’exploitation (avec la sublime voix de Scarlett Johansson, mais un système d’exploitation quand même).

Ce film m’a retourné comme jamais aucun film ne m’avait retourné. J’ai mis pas mal de temps à m’en remettre. Le retour au monde réel fut complètement surréaliste. Vous voyez la sensation après avoir embrassé quelqu’un qu’on aime pour la première fois ? Et bah c’est pas ça, mais pas loin (cette chronique devient outrageusement cul-cul. Faut dire que je suis quelqu’un de plutôt émotif, j’espère toujours qu’Anakin ne coupe pas la main de Mace Windu dans l’épisode III). J’étais sur un petit nuage, et le plus drôle, c’est que mes potes l’étaient aussi.

Vous vous souvenez de la personne plutôt formidable ? Eh bien c’est ce film qui m’a poussé à aller un peu plus loin avec elle. Et devinez quoi ? C’est ma petite amie depuis bientôt deux ans. C’est ça la puissance cinématographique. Et c’est sacrément chouette.

Epilogue : pour l’anecdote, un autre film de la même année m’a fait un effet similaire, dans une moindre mesure : Boyhood, de Richard Linklater.

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Une réflexion au sujet de « A VOS PLUMES: Bastien L. et « Her » »

  1. Salut Bastien j’approuve complètement la manière avec laquelle tu as reçu ce film à l’époque. C’est pour dire je t’écris actuellement sur un bureau au dessus duquel se trouve en très gros un poster de …. Her. Ce film m’avait aussi beaucoup touché pour son traitement des couleurs d’une part et puis pour ça réflexion si spéciale autour de notre rapport à la technologie et notre gestion actuelle des relations humaines. Enfin voila je te soutient en tant « qu’émotive » 😉

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